PASCAL BOST

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LA PEINTURE DE PASCAL BOST, UN PARADOXE OÙ L' INFINIMENT GRAND REJOINT L' INFINIMENT PETIT.

 

Visuel, pictural, chromatique. Libre à chacun de faire le voyage, de se laisser embarquer dans les univers que nous livre cet artiste, et de consentir à en prendre plein les yeux.

 

À l'origine, il y a l'étudiant, diplômé de l'école CAMONDO à Paris (archit. intérieure) qui se retrouve à travailler pour différents architectes, mais très vite l'artiste se révèle, épris d'un besoin impératif de liberté, et fait le choix de privilégier son instinct créatif pour la peinture, aventure artistique et esthétique. Rapidement, lui vient le désir de s'inventer un monde, le sien, creuset de cultures, de rencontres, recherche d'identité et d'authenticité. Après une période d'un académisme très graphique, il s'invente sa propre "cuisine" comme il dit et probablement influencé par ses origines périgourdines où l'art pariétal tient une place prépondérante, et suite à sa rencontre avec des designers asiatiques qui l'incitent à s'attaquer aux grands formats, il joue des matières et associe terre et pigments pour réaliser de vastes toiles hautes en couleurs.

 

En 2001, il quitte Paris pour s'installer dans le beau village médiéval de Château-Landon. Les années 2000 seront donc un tournant dans son évolution. Son regard d'architecte le pousse à privilégier les volumes et les rapports de tons plutôt que la recherche d'un esthétisme pictural.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Physique et instinctive, cette peinture nous évoque aujourd'hui un univers fait de minéralité, brutal et fort. L'évocation de la pierre devient un élément essentiel à son expression plastique. La recherche d'un langage, d'une certaine authenticité au travers de traces, de griffures dans la matière; les contrastes dans les rapports de tons et les ruptures de formes, la sobriété voire la nudité de certaines surfaces en contraste avec la transparence des glacis, servent de trame au peintre. Une peinture à la fois vigoureuse et intimiste, qui met les couleurs en dynamique, joue du geste pour intégrer la lumière et créer du relief et du rythme.

1990 / 2020 " 30 ans de peinture

Trente années d'un parcours fait de passions, déceptions, révoltes, rencontres et découvertes. La vie de l' artiste est ainsi faite qu'elle se nourrit de tout cela. Son œuvre est le témoignage d'un besoin de liberté revendiquée.

 

Lui reviennent quelques souvenirs clefs de son parcours :

 

« En 1980 à mon arrivée à Paris............je me souviens de cette année préparatoire à l'école Camondo, élève dans l'Atelier d'Annie Martin Talboutier, femme du célèbre sculpteur Etienne Martin. Une grande dame qui nous apprit le dessin et à croire en nous. Ainsi je faisais mes premier pas dans l'un des derniers véritables ateliers sous verrière parisiens, entouré des sculptures du Maitre et de collections d'objets chinés aux quatre coins du monde » Un « bordel »extraordinaire mais çà sentait bon la thérébenthine et autres produits beaux-arts !!!

 

« J'ai la chance d'avoir des parents ouverts bien que quelque peu sceptiques lors de mes premiers pas en peinture, mais qui ne m'ont jamais entravé. Mon père désirait être peintre mais les circonstances et l'époque en ont décidé autrement. Un passionné d'art et plus particulièrement de peinture. Cela explique, je pense, son regard critique sur mon travail mais néanmoins bienveillant et constructif. 

«  Je me souviens des encouragements de ma grand-mère, le soir au téléphone, qui me répétait : « pour être heureux, fais ce qui te plait sans trop écouter autour de toi, et persévère. On ne réussit bien que ce que l'on aime . »

Bien plus tard j'ai compris la notion de réussir dans la vie et réussir sa vie.

 

 

« Je me souviens en 1987 du jour où je me suis fais virer du cabinet d'architecte dans lequel je travaillais à l'époque, pour "rébellion". Je saisis cette liberté retrouvée et décidais de tout faire pour rester indépendant. Après une année sabbatique, je fis ma première exposition, rue St Dominique, dans mon petit 2 pièces transformé en galerie, mon matelas dans la baignoire et mes premières confrontations avec un public plutôt bienveillant ! »

 

« Je me souviens de ce diner chez mon amie Sylvia C., peintre, à l'automne 87 qui me fit don d'un chassis entoilé en me disant « tu veux peindre, alors vas-y, exprime-toi ! ». Quelques jours après ma première toile voyait le jour. »

 

 

La vie est ainsi faite qu'il y a des rencontres exceptionnelles puis des amitiés qui sont des chances que vous offre la vie. Ces rencontres ponctuent votre parcours, l'enrichissent et l'éclairent.

 

« Je me souviens de mon ami François B., esthète grand amateur et collectionneur d'art.

Il me donna mon premier véritable coup de pied au « cul » et me fit comprendre ôh combien j'avais à apprendre et à découvrir la peinture contemporaine, à me libérer d'un académisme étouffant. En sa compagnie je découvre la donation Daniel Cordier à Beaubourg en 89 et ses 500 tableaux d'artistes contemporains . Ce fut une révélation pour moi. Dubuffet, Michaux, Rauschenberg cotoyant Tapies et Millares entre autres, quelle audace ! 

Puis, plus tard, très attiré par les expressions graphiques contemporaines, je découvrais les œuvres de Twombly, Pollock, Motherwell, Richter, Fabienne Verdier, ou Bernar Venet pour ses sculptures monumentales. Tous ces artistes qui révolutionnent, m'inspirent par leur langage au-delà des conventions.Je me suis toujours senti porté par des artistes qui ont une dimension architecturale monumentale.

 

 

 

« Je me souviens avoir été fasciné par les Primitifs flamands au Hans Memling Museum de Bruges. Profondeur et transparence des couleurs (rouges & bleus principalement ) travaillées en couches successives m'inspirèrent pour le traitement des glacis et l'emploi de siccatifs teintés qui donnent cette patine peaufinée par le temps. »

 

 

«  Je me souviens de ma rencontre avec Marysel, plasticienne et son mari Emile à Paris. Une grande amitié qui déboucha sur de beaux projets. Ils me firent découvrir Château-Landon, lieu de leurs vacances, je m'y installais quelques années plus tard encouragé par leur présence bienveillante. »

 

 

« Je me souviens de mon arrivée à Château-Landon en 2001, et de ma rencontre avec les artistes locaux. Ensemble nous bâtîssons de beaux projets qui permettent à Château-Landon de rayonner culturellement. En parallele, je rencontre à Paris les designers taïwanais Roberto et Liu Shang, rencontre qui allait déboucher sur un partenariat qui durera plus de 10 ans. M'incitant à travailler sur de grands formats, ils m'obligèrent à libérer ma peinture vers de nouveaux horizons (les « Fresques ») . Profitant ainsi d'une certaine liberté « matérielle », je pu m'investir dans la vie culturelle du village et créer dans les années 2010, le festival « Les Éphémères »de Château-Landon. » entouré d'une équipe d'artistes enthousiastes. »

 

 

La peinture m'a donné la liberté d'être.

Mais aujourd'hui je me sens mal, face à tant de haine, de bêtise et d'intolérance.

Ma réponse est peut-être dans ma recherche de nouveaux défis.

( R) Évolution en marche, je continue à chercher...........

                                 Pascal Bost © 2020


 Atelier/Galerie "Le Porche" - Château-Landon 77 - FRANCE
                                 pbost24@gmail.com

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